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BREF APERÇU DU MAROC
Royaume d'Afrique du Nord-est, bordé par l'Atlantique et la Méditerranée. Le pays s'étend sur 710 850 Km² et compte 27 millions d'habitants. La capitale du Maroc est Rabat, les villes importantes sont Casablanca, Fès, Marrakech, Oujda, Tétouan, Meknès, Agadir et Tanger, Safi, Kenitra,
BREF HISTORIQUE DU Maroc
L'antiquité
Les Phéniciens sont les premiers à installer des comptoirs au VI eme siècle avant J-C. Ceux-ci passent sous le contrôle de Carthage jusqu'en 146 av. J.-C. En 40 av. J.-C., Rome s'empare de la région et la divise en deux provinces :
- la Césarienne ;
- la Tingitane.
Au V eme siècle avant J-C, les Vandales occupent le Maroc, puis Byzance s'y installe.
Les royaumes musulmans
Au début du VIIIe siècle, les Arabes conquièrent la région et imposent l'islam comme religion unique.
De 789 à 985, la première dynastie des Idrissides gouverne le pays.
De 1061 à 1147, les Almoravides créent un vaste empire qui va de l'Atlas à l'Andalousie. Marrakech, fondée en 1062, sera la capitale des Almoravides, puis des Almohades jusqu'en 1269.
De 1147 à 1269, c'est le règne de la dynastie des Almohades.
De 1269 à 1420, la dynastie des Marinides perd l'Espagne.
De 1472 à 1554, le recul de l'influence des villes s'amplifie sous la dynastie Wattasside.
Le contact avec l'Occident
Ce sont les Portugais qui, les premiers, vont tenter de s'implanter au Maroc. En 1415, il prennent pied à Ceuta. En 1578, Al-Mansour les repousse au cours de la bataille de l'Alcasr El Québir.
En 1666, la dynastie Alaouite qui règne actuellement est fondée , .
C'est au XIXe siècle que le pays s'ouvre définitivement à l'Occident. De 1873 à 1912, le pays utilise les rivalités entre les grandes puissances européennes pour préserver son indépendance. Pourtant, le traité de Fès officialise le protectorat de la France (au détriment de l'Empire allemand). Ce n'est qu'en 1934 que la France contrôle presque entièrement le pays (fin de la guerre des Berbères de l'Atlas).
Le retour à l'indépendance
Durant la Seconde Guerre mondiale, les élites marocaines prennent conscience de la nécessité d'un retour à l'indépendance. De 1953 à 1955, le sultan Mohammed V est exilé du Maroc. L'indépendance est proclamée en 1956, Mohammed V devient le roi du Maroc.
En 1961, Hassan II devient le nouveau roi du Maroc. Avec la "marche verte", en 1979, le Maroc récupère son Sahara
HISTOIRE DE SAFI
Il y a longtemps ....... bien longtemps !!!
Introduction
En
arabe Asfi, chef-lieu de la province des Abda au Maroc, situé sur la côte
atlantique, au fond d’une baie assez mal abritée. Ancien ribat fortifié
du XIVe siècle,
place forte portugaise de 1508 à 1541, Safi a conservé des fortifications de
cette époque. Elle a surtout eu un rôle de port dans l’histoire et a connu
une période de prospérité au XVIIe
siècle
comme débouché maritime de Marrakech avant que Mogador ne la concurrence.
Ville modeste jusqu’au début du XXe
siècle a connu une expansion rapide depuis un
demi-siècle; passant de 56
000 habitants en
1952 à 197600 lors du recensement de 1982. Ses fonctions sont
variées. Port de pêche actif pour la sardine, port de commerce exportant des
phosphates et des produits dérivés, au quatrième rang des ports marocains
(avec un trafic de 4,7 Mt
en 1992), Safi est une ville industrielle assez importante pour le Maroc par ses
conserveries de poisson et, surtout, ses industries chimiques (superphosphates,
acide sulfurique). Elle possède en outre un artisanat resté actif dans le
domaine de la poterie. La ville, très étendue pour sa population, est sans
grand charme; elle s’est développée de façon anarchique, en quartiers séparés
par des ravins.
Historique
D’après certains historiens Safi est considéré comme une des plus anciennes villes du Maroc puisque son histoire remonterait au 12 eme siècle avant J-C En effet il semblerait que la ville porte le nom du grand saint « KAANAÄN » c’est a dire « ASSAFI » lors de l’installation des réfugiés Kanaäns qui fuyaient les hébreux (au 12 eme siècle avant J-c) .
Pour d’autres historiens la ville est d’origine Phénicienne lesquels avaient créé un comptoir commercial prospère .Mais selon ALBAKRI le mot Safi est d’origine berbère et il signifie cours d’eau « assif » et la ville est effectivement traversé par oued « châaba »
Les sources historiques montrent que seul « Okba Ibn Nafii » lors de la conquête Islamique a pu atteindre la cote de Safi en 682 de l’hégire vers le 12 eme siècle après J-c .Après cette conquête un grand nombre de combattants décidèrent de s’y installer définitivement autour de leur chef militaire et spirituel « CHAKIR » qui est mort à Hmar dans la région de Safi en laissant l’une des première mosquée de l’islam a coté de chémaiya a environ 70 km a l’est de Safi sur la route de Marrakech
La cause islamique prôné par Okba fût poursuivie par Cheikh Sidi Mohamed Salah « patron de la ville actuellement » Homme saint d’origine Koraïchite de l’Arabie saoudite né a Doukala en 1150 et mort a Safi en 1234 .Il a construit une Zaouïa ( centre intellectuel et religieux) qui fût un lieu de rencontre des étudiants et des pèlerins .SAFI :Hadiratou al Mouhit ou Cité de la mer environnante, selon l'expression d'Ibn Khaldoun, Safi assurait, en tant que port de la capitale Marrakech de l'empire Almohade au XII siècle, des relations directes avec l'Andalousie et se présentait sous forme d'un espace fortement urbanisé, doté notamment, d'importantes fortifications et d'une grande mosquée centrale , laquelle étaient rattachées de nombreuses institutions .A la fin du XII siècle, Abou Mohamed Saleh, fonde un ribat ou couvent fortifié, dans un faubourg mitoyen de la ville, qui allait donner à Safi une fonction religieuse, de portée nationale et internationale. Il institue, en effet, deux ordres religieux, les premiers du genre organisés au Maroc, une Tariqa ou voie mystique et la Tafa des Houjjaj, remarquable organisation du pèlerinage à la Mecque, à travers un immense réseau de centres d'accueil (Sijilmassa, Tlemcen, Bougie, Barqa, Alexandrie,...), à une époque ou cette obligation était suspendue pour des raisons d'insécurité .Constitue de deux entités urbaines, la ville s'enrichit, au XIV siècle, d'une medersa, édifiée par Aboul Hassan Al Marini, d'un bimaristan (hôpital) et de nombreuses autres institutions, une qaysaria, un mohtasseb, au fur et à mesure que Safi s'impose comme place d'échanges d'importance qui commerce avec Gènes, Séville, Marseille, etc...A la fin du XV siècle, la pression portugaise s'accentue, et aboutit à l'occupation de la ville qui va durer de 1509 jusqu'à sa reprise par les Saadiens, en 1541. Safi était alors la principale place portugaise fortifiée pour le contrôle de la région maritime, s'étendant jusqu'à Marrakech. Le Château de Mer, les murailles et fortifications actuelles, sont d'origine portugaise, de même que la Kechla qui domine la ville et constitue un des plus grands systèmes de fortification de l'empire lusitanien . A cette période, la grande mosquée est démantelée et partiellement détruite pour laisser place à une cathédrale, unique cathédrale gothique d'Afrique, siége de l'évêché portugais, qui témoignait de l'importance que revêtait Safi pour les occupants de l'époque .De nouveau reliée à Marrakech sous les Sâadiens , Safi demeure un des plus importants ports du Royaume jusqu'à la création d'Essaouira, à la seconde moitié du XVII siècle. Il reste cependant siège de consulats étrangers et participera, au cours du XIX siècle, à l'ouverture commerciale du Maroc sur les puissances étrangères .De même qu'à Tanger, la communauté juive est importante et n'est pas installée dans un mellah. L'existence de cultes mixtes, judéo-musulman, tel celui rendu jusqu'au milieu du XX siècle aux Oulad Jmirro, les sept saints juifs enterrés à Safi, témoigne de l'entente qui prévaut depuis plusieurs siècles entre les deux communautés .A partir de 1920, le port de Safi est l'objet d'extensions progressives, fonction de l'accroissement de l'exportation des phosphates. Mais c'est au cours de la seconde guerre mondiale, que la flottille de pêche va connaître une croissance considérable liée au développement de la conserve qui fera de Safi, au début des années 1950, le premier port sardinier du monde, pour la pêche et la conserverie .Safi est aussi célèbre pour l'activité de ses potiers, attestée dès le XII siècle. Cette activité a connu un regain d'intensité au XIX siècle, et une renaissance progressive, grâce à la création, vers 1920, d'une école de céramique et d'un atelier pilote, avec Maître Lamali, qui ont permis de renouveler et de perpétuer cette activité sur la Colline des Potiers. (voir galerie de photo dans la page "nostalgie" )
Les divers dynasties qui se sont succédés au Maroc ont marqué a leur tour la ville de leurs empreintes avec des constructions d’édifices religieux coraniques et sanitaires .Sous le règne de la dynastie Sâadienne Safi connût une grande prospérité grâce à l’exportation du sucre de Marrakech vers l’Europe et l’édification de la grande mosquée de la médina toujours debout .la sultan Abou Abbés Ahmed a pu arrêter l’expansion portugaise autour de Safi ce qui été à l’origine du départ du roi Portugais Juan III de la ville.
C’est en 1672 que la population a présenté , au sultan Moulay Smail de la dynastie Alaouite ,son allégeance
A partir du 17 eme siècle la ville a connut un essor considérable avec le développement du commerce en particulier avec les puissances européennes
En 1912 Safi fût colonisé par les français et la ville a connut une résistance et une activité anticoloniale importante comme en témoigne les nombreux résistants natifs de la ville et sa régions
De ville de pêche en particulier Safi s'est transformée en ville industrielle depuis les années soixante dix ( industries chimiques avec la transformation des phosphates ) elle devenue une ville comme tant d’autres avec ses problèmes de pollutions et de développements anarchiques :La rançon du modernisme
"Le château de mer et vestiges du passé"
Dar El-bahr ou le château de la mer, a été construit, au XVIème siècle, par les Portugais pour protéger
l'entrée nord de l'ancien port. La Médina: depuis la place de l'indépendance, qu'occupent les marchands le matin et les amuseurs publics le soir, la Rue du Souk traverse la Médina jusqu'à Bâb
Châaba (la porte du vallon). La rue du Souk est
l'artère la plus animée de l'ancienne ville portugaise. Elle est occupée, sur toute sa longueur, par les échoppes et les ateliers artisanaux. Au sud de la Médina, derrière la Grande Mosquée, se dresse la chapelle portugaise. A l'est des remparts, la Kechla, l'ancienne forteresse portugaise, surplombe les toits de la
Médina .Sa porte monumentale s'ouvre sur un Méchouar (place d'armes), un palais et un oratoire. Le quartier des potiers: les ateliers de poterie s'étagent au nord de la vieille ville. Ils sont regroupés extra-muros, pour limiter les risques d'incendie. La poterie safiote a acquis, aujourd'hui, une réputation internationale.
Ne pas oublier
Le Musée National de la Céramique-citadelle de la Kechla - Safi tel: 044 46 38
95 La Kéchla, citadelle édifiée par les Portugais au XVI siècle, offre une vue spectaculaire sur les toits de la médina qui descendent en cascade jusqu'à l'Atlantique. Ce n'est que l'un de ses attraits: la Kéchla présente les plus belles pièces des fameuses poteries
Safiote .Décor gravé, estompé, moulé, découpé, appliqué, effets subtils de couleurs dus en particulier à la peinture sur émail: l'impression de relief obtenue fait l'orgueil de
Safi .
Un détour par le musée vaut la peine car les trésors qu'il recèle sont inestimables et vous verrez ,en un tour de main ancestral, artisans et artistes qui façonnent, cuisent et peignent sous vos yeux, vases, tajines, tuiles...